Ces bonnes pratiques qui feront décoller vos communautés (partie 1)

Les médias sociaux, grand public et professionnels, reposent sur la même problématique : fédérer des communautés.

Autrement dit, il s’agit de faire travailler dans une même dynamique des personnes dont les motivations peuvent différer : entre ceux qui sont moteurs pour travailler différemment, et ceux qui ont une telle appréhension qu’il y vont à reculons, une palette de cas uniques et personnels s’offrent au gestionnaire de communauté.

Cerise sur le gâteau : il n’y a pas de recette miracle qui marcherait à tous les coups. Pourquoi ? Car on touche à de l’humain, qui est tout sauf une machine. Croire que la mise en place d’un outil social dans une entreprise transformerait soudainement tous les salariés et leur management en pros du réseautage social est l’Erreur majeure. Et pourtant, sachez que bien souvent les entreprises commencent par cela, habituées à s’équiper d’outils auxquels leurs équipes s’habitueront par la force des choses.

Alors, comment faire en sorte que vos communautés professionnelles aient le plus de chances de réussir ? Comment en optimiser les potentialités ? J’ai recensé ici treize « règles » recoupées à l’aune d’expériences passées à observer et gérer certaines communautés internes. Je ne suis pas habituellement un « fan » de ce type de listes qui relèvent souvent de la recette de cuisine. Prenez plutôt celle-ci comme un vadémécum des actions à ne pas oublier.

Ces pratiques peuvent bien sur aussi s’adapter à des communautés « externes » (comprenez « grand public ») mais elles prennent spécifiquement en compte les conditions d’acceptation des outils sociaux en entreprise. Car échanger sur une plate-forme sociale en entreprise, ce n’est pas utiliser Facebook.

1. Définissez l’objectif de votre communauté et les outils d’animation
Ca paraît évident, mais très souvent on a tendance à vouloir se lancer à corps dans une nouveauté sans prendre le temps de se demander pourquoi. Avant de décréter vouloir mettre des équipes dans une communauté, demandez-vous quel en sera le sujet totem, ce pivot central qui fera se réunir, débattre et réagir les membres de la communauté tout en leur apportant des bénéfices concrets.

2. Soyez précis dans les personnes ciblées
Le réflexe classique est de vouloir impliquer le plus de monde d’un seul coup afin de donner un effet de masse. Ca ne marche pas. Il faut cibler des populations précises, qui seront étendues au fil de la période de lancement.

3. Inscrivez la dans le quotidien de vos utilisateurs
Inutile d’instaurer une communauté dont le sujet n’aurait rien à voir avec le quotidien en entreprise des salariés. Cela reviendrait à en disqualifier l’utilité immédiatement. Construire une communauté demande donc d’être rattachée à ce qui se passe réellement dans l’équipe et/ou le service.

4. Donnez lui une raison d’être « In Real Life »
Les réseaux sociaux souffrent d’une représentation fausse : tout va se dématérialiser, les gens vont rester devant leur ordinateur, on ne va plus se parler. C’est une crainte inhérente à la nouveauté, à l’impact du mécanisme sur l’humain. Or, ce que l’on oublie c’est que les réseaux sociaux sont le reflet de la vie, celle qui existe en vraie en dehors de ceux-ci. N’hésitez donc pas à provoquer de vraies rencontres entre les personnes qui composent la communauté, à minima pour celles qui sont géographiquement proches, afin d’accentuer la cohésion.

5. Expliquez aux utilisateurs ce que vous attendez d’eux concrètement
Soyez clair dans le choix de votre « sujet totem », et dans ce qui est attendu des utilisateurs. Est ce que l’objet de cette communauté est d’améliorer la cohésion interne ? Travailler différemment ? Diffuser de l’information plus vite ? Faire collaborer des personnes qui ne sont pas au même endroit dans le cadre d’un projet ? Le pourquoi est crucial pour donner un but commun.

Suite et fin demain !

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